-CARTOGRAFÍA PERSONAL(derivas/work in progress)
Los lares de mi memoria es un proyecto en proceso continuo, un work in progress que permanece abierto y en transformación constante. A lo largo de los últimos tres o cuatro años, la obra ha ido desarrollándose a partir de construcciones en cerámica intervenidas con transferencias gráficas sobre ladrillos, entendidos como fragmentos de una arquitectura íntima vinculada a la memoria familiar y al territorio.
Con el paso del tiempo, estas imágenes han comenzado a sufrir transformaciones materiales y simbólicas. La acción del tiempo, como fuerza inevitable, produce desplazamientos, desgastes y reescrituras sobre la superficie cerámica, generando nuevas capas de sentido.
Actualmente trabajo en las derivas de estas imágenes: rastros, huellas y restos visuales que emergen de ese palimpsesto en permanente mutación. A partir de la observación directa de estos fragmentos, realizo relevamientos con grafito y calco, intentando captar aquello que creo reconocer en esas apariciones inciertas. Luego, estas imágenes son intervenidas en blanco y negro y color, en un proceso de reconstrucción que oscila entre registro, interpretación y ficción.
El resultado es una cartografía personal en constante ensamblaje, donde las formas abstractas y amorfas que emergen de la materia se organizan como mapas posibles de la memoria. Estas construcciones visuales vuelven nuevamente a la arcilla, cerrando —y al mismo tiempo reabriendo— un ciclo de transformación.
La obra propone así una reflexión sobre la memoria como materia viva, inestable y en permanente reescritura, donde el recuerdo no se conserva sino que se transforma, se borra y se reinventa en el tiempo.
-PERSONAL CARTOGRAPHY (drifts / work in progress)
Los lares of my memory is an ongoing project, a work in progress that remains open and in constant transformation. Over the past three or four years, the work has developed from ceramic constructions intervened with graphic transfers on bricks, understood as fragments of an intimate architecture linked to family memory and territory.
Over time, these images have begun to undergo material and symbolic transformations. The action of time, as an inevitable force, produces shifts, wear, and rewritings on the ceramic surface, generating new layers of meaning.
I am currently working on the drifts of these images: traces, imprints, and visual residues that emerge from this constantly mutating palimpsest. Through direct observation of these fragments, I carry out graphite and tracing studies, attempting to capture what I believe I recognize in these uncertain appearances. These images are then reworked in black and white and color, in a process of reconstruction that oscillates between recording, interpretation, and fiction.
The result is a personal cartography in constant assembly, where abstract and amorphous forms emerging from the material are organized as possible maps of memory. These visual constructions return once again to clay, closing—and at the same time reopening—a cycle of transformation.
The work thus proposes a reflection on memory as living matter: unstable and continuously rewritten, where recollection is not preserved but transformed, erased, and reinvented over time.
-CARTOGRAPHIE PERSONNELLE (dérives / work in progress)
Les lares de ma mémoire est un projet en cours, un work in progress qui demeure ouvert et en transformation constante. Au cours des trois ou quatre dernières années, l’œuvre s’est développée à partir de constructions en céramique intervenues avec des transferts graphiques sur des briques, comprises comme des fragments d’une architecture intime liée à la mémoire familiale et au territoire.
Avec le temps, ces images ont commencé à subir des transformations matérielles et symboliques. L’action du temps, en tant que force inévitable, produit des déplacements, des altérations et des réécritures sur la surface céramique, générant de nouvelles couches de sens.
Je travaille actuellement sur les dérives de ces images : traces, empreintes et résidus visuels issus de ce palimpseste en mutation constante. À partir de l’observation directe de ces fragments, je réalise des relevés au graphite et au calque, cherchant à saisir ce que je crois reconnaître dans ces apparitions incertaines. Ces images sont ensuite retravaillées en noir et blanc et en couleur, dans un processus de reconstruction oscillant entre enregistrement, interprétation et fiction.
Le résultat est une cartographie personnelle en assemblage permanent, où des formes abstraites et amorphes issues de la matière s’organisent comme des cartes possibles de la mémoire. Ces constructions visuelles retournent ensuite à l’argile, fermant — et en même temps rouvrant — un cycle de transformation.
L’œuvre propose ainsi une réflexion sur la mémoire comme matière vivante, instable et continuellement réécrite, où le souvenir ne se conserve pas mais se transforme, s’efface et se réinvente dans le temps.
















